De requêtes à aléa / 2018

L’espace substitué, fait de datas, naît de réponses programmées censées prendre forme à la surface des étendues lisses, sans heurts ni accrocs. Cet espace-là, envisagé comme une aire de réponses aux chapelets d’interrogations, quelle question lui adresser? L’horizon, fait de pixels, peut-il constituer le point de départ – et non le point de fuite – d’une exploration. La marche, dans cet espace produit à force de requêtes, a son propre rythme, le corps l’imprime de l’intérieur. Elle se fait langage, surfe sur les mots qui s’exécutent en un battement à la rencontre de l’oralité et des percussions de matières échouées. Dire un texte, gesticuler un rythme, sont les propositions conjointes qu’énoncent Marjorie Le Berre et Guillaume Ertaud dans cette pièce performée où l’image data passe d’un milieu à l’autre, de l’aire du numérique à celui des corps qui prennent langue, à la fois dite et sonore.

Performance visible sur : de requêtes à aléa